apprivoiser LA TRISTESSE

Apprivoiser la tristesse,

Mon astuce aux enfants,

 

La tristesse fait partie des 6 émotions « de base » : peur, colère, tristesse, dégout, surprise et joie.

A ce titre, elle a une fonction physiologique : émotion : ex-movere, mettre en mouvement. La tristesse met en mouvement une sensation spécifique dans ton corps, elle te permet de ressentir intérieurement ce qu’une situation provoque en toi. La tristesse est précieuse, au même titre que toute autre émotion. Ainsi, lorsque tu es blessé par une parole, lorsque tu perds quelque chose, quelqu’un que tu aimes, lorsqu’une situation à laquelle tu es attaché s’arrête, si tu assistes à une scène qui te touche : cela peut te faire ressentir de la tristesse, et c’est une bonne chose, cela t’aide à donner du sens à ce que tu perçois, à ce que tu vis, cela te permet d’être connecté à toi-même. Imagine, si tu ne sentais rien, rien n’aurait de sens, tout serait pareil et tu ne pourrais pas savoir qui tu es, tu ne pourrais pas être en relation avec le monde autour de toi, avec les personnes de ton environnement. Tout glisserait sur toi sans t’atteindre, comme sit tu étais un robot. Quand la tristesse se manifeste, naturellement elle t’invite à te replier sur toi-même, pour vraiment prendre conscience que tu es touché, meurtri peut être. Si c’est une petite blessure, elle passera rapidement, mais si c’est plus sérieux, la douleur est plus profonde. Le risque alors est de douter de toi, mais c’est juste que la tristesse est plus forte : elle cherche à retenir ton attention plus longtemps pour te dire : « Cela te fait vraiment de la peine, ce n’est pas de ta faute, tu as un grand coeur, quand on a un grand coeur, il est normal d’être touché ». Surtout, ne pas confondre tristesse avec faiblesse, au contraire! Pour se laisser sentir la tristesse, on a besoin de courage. Courage signifie « avec coeur » justement, pour ne pas fermer les yeux devant ce qui blesse. Ensuite, rappelle toi que tu as de la valeur, que tu es aimé par beaucoup de gens, accroche toi à cette conviction pour accepter « de perdre », pour « lâcher », et ainsi faire de la place à quelque chose de nouveau dans ta vie. Si tu constates que ta tristesse entraine plein de pensées désagréables, rapproche toi de quelqu’un en qui tu as confiance pour être consolé, ne reste pas seul, c’est le signe que tu as besoin de sentir que tu comptes, que l’on t’aime, d’être en lien. Parfois, on est triste sans vraiment savoir pourquoi : nous sommes tout le temps exposés à ressentir plein d’émotions, sans même nous en rendre compte. Prends le temps de faire le point sur ta journée, évite de te juger ou de te sentir coupable, alors tu comprendras ce qui t’a touché et tu pourras ainsi faire la paix avec ce qui s’est passé. 

 

 

 

 

Apprivoiser la tristesse

Mon astuce aux parents

 

En tant que parents nous souhaitons que nos enfants soient heureux, il peut nous être douloureux de les voir tristes, alors comment les accompagner quand ils rencontrent ce genre d’émotion à l’intérieur d’eux?

Tout d’abord, nous rappeler que nous pouvons avoir l’étrange inquiétude que si l’on se laisse sentir la tristesse, elle pourrait nous engloutir, comme si nous allions nous embourber dans un marécage! La tristesse n’est ni la dépression, ni le malheur, bien au contraire, la tristesse est l’émotion qui nous permet d’identifier la séparation, la perte, la déception. La refouler, serait comme nous interdire d’avoir de la peine dans de telles situations. Mais qui dit « pas de tristesse », dit « pas de possibilité d’accepter et de surmonter la perte », de se sentir entier quand bien même nous pourrions avoir le sentiment d’être en train de perdre une partie de nous-même.

Se laisser sentir la tristesse en tant qu’adulte, sans se juger, sans honte, nous permet d’expérimenter une sorte de douceur, qui nous ramène jusque dans nos pieds, qui nous ancre au plus profond de nous-mêmes et ainsi nous permet d’inviter un possible renouveau dans nos vies. Le jugement que nous pourrions avoir sur nous-mêmes a l’effet inverse : il nous fait vivre une coupure avec notre corps, un interdit de penser la douleur et de lui donner du sens, il nous éloigne de nos émotions, et alimente des pensées négatives dans lesquelles nous pourrions avoir la désagréable impression de nous enfermer.

Accompagner nos enfants à apprivoiser leur tristesse, voilà une belle opportunité pour nous de nous relier avec notre propre douceur de parents, notre capacité à accueillir avec notre coeur la vie émotionnelle de nos enfants, et les encourager à avoir confiance dans leur propre ressenti.

De nombreux ouvrages nous guident de façon éclairée sur cette voie : écouter nos enfants attentivement, sans chercher forcément à faire taire leur émotion, ni leur trouver tout de suite une solution. Légitimer leur ressenti, afin qu’ils se sentent rejoins, entendus et compris : cette posture est précieuse pour leur permettre de rester en contact de façon sécurisante avec leur émotion. Plus nos enfants pourront identifier ce qu’ils ressentent de façon claire, plus ils auront les ressources d’y remédier par eux-mêmes. Même si à nos yeux, notre enfant « n’a pas raison », il aura toujours « ses raisons », et c’est cela que nous cherchons à valider en tant que parents. Et profondément c’est cela qui construit leur confiance en eux, car ainsi ils auront les clefs pour comprendre ce dont ils ont besoin et surtout pour apprendre à le formuler.

 

 

 

Apprivoiser la tristesse

Mon astuce aux enseignants

 

La découverte des émotions s’invite de plus en plus dans les programmes scolaires, quelle heureuse initiative. Car plus les enfants, les élèves pourront identifier ce qui se passe en eux, plus ils apprendront à y prêter attention de façon bienveillante plus ils seront disponibles pour apprendre, devenant capables de comprendre ce qu’ils éprouvent ils auront moins besoin de lutter contre leur vie interne. Cela est d’autant plus vrai avec la génération actuelle, qui est une génération « Emotions », une génération qui vient « nous chercher » sur le terrain de l’affect, une génération qui a besoin de contact, de proximité, de relations « vraies ». Cela peut paraitre étonnant à l’heure du numérique, des réseaux sociaux et pourtant, comme « tout » est potentiellement accessible, ce qui va retenir l’attention des enfants, des jeunes, c’est la qualité de présence de l’autre, de l’adulte, de l’enseignant. C’est l’intérêt qu’il va leur porter, à leur personne, à ce qu’ils sont. En effet, il y a tout juste deux ans, une étude effectuée auprès des pays de l’OCDE, indiquait que  « …la qualité des relations avec leurs profs joue un rôle non négligeable dans leur bien-être. Les jeunes faisant état de relations positives avec leurs profs se disent davantage heureux de vivre… ». Ainsi, l’état interne d’un enfant ou ado peut être notablement amélioré grâce à sa qualité de vie à l’école, le « climat scolaire », dont nous allons entendre de plus en plus parler, va devenir un levier central dans la disponibilité des élèves aux apprentissages et ce qui favorise leur motivation et leur réussite! Soyons à l’avant garde de cette nouvelle approche!

A l’adolescence, il est fréquent que les jeunes passent par une période mélancolique, ils quittent l’enfance. L’adolescence est un véritable bouleversement, ils peuvent faire face à une perte de sens, qui se traduit par une sorte de nonchalance. Il est cependant important de ne pas se laisser « piégés » par cette apparence qui pourrait être perçue comme provocatrice, et qui susciterait une réponse agressive de la part des adultes. Il n’est donc pas toujours très évident d’effectuer le « bon décodage », et d’ajuster le regard de façon cohérente.

Accueillir les signes de tristesse des élèves avec une attitude soutenante et qui leur renvoie un sentiment de confiance dans ce qu’ils sont, va leur permettre de s’appuyer sur la qualité du lien et surmonter cette émotion parfois si difficile à supporter à l’école, car elle expose l’élève parfois de façon trop vulnérable. Adopter un regard encourageant va permettre à tous les élèves d’accepter que eux-aussi  puissent ressentir cet inconfort passager, sans danger, et les soutenir dans le développement de leur propre capacité d’empathie, de solidarité, et mieux encore, de continuer à être des enfants, même adolescents, qui peuvent grandir sous le regard compréhensif et surtout protecteur des adultes.

 
 
 

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