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Affectif : fait référence aux émotions et à la sensibilité de la personne.

 

l'Attention ?

L’attention est cette formidable capacité que nous avons pour faire passer ce qui se passe de l’extérieur, à l’intérieur de nous-même. Notre attention nous permet d’intégrer les informations du monde extérieur pour les considérer dans nos prises de décisions. Elle nous permet donc d’entrer en connexion avec certains éléments de notre environnement qui nous semble pertinents pour l’objectif que l’on s’est fixé. En effet, notre capacité à mobiliser notre attention est étroitement lié à notre sentiment de motivation. « Nous nous orientons vers un objet donné parce qu’il suscite notre intérêt ; ou encore, nous poursuivons et nous nous concentrons sur une tâche particulière parce que cette tâche revêt de l’importance à nos yeux ou parce que nous avons eu pour consigne de la réaliser » (Zimmerman & Fimm, 2010). De plus, notre attention nous est d’autant plus indispensable lorsque nous devons réaliser une activité nouvelle et complexe mais également lorsque nous devons adapter continuellement notre comportement à une situation. Ainsi notre attention nous est nécessaire pour interagir face à toutes sortes de situations de la vie quotidienne que ce soit au travail, à l’école, pour les trajets en voiture dès que nous ne sommes plus en mode « pilote automatique »… Aussi lorsque nous ne sommes pas suffisamment concentrés, les répercussions se font rapidement sentir. En  effet, certaines informations importantes ne sont pas enregistrées, elles nous échappent rendant impossible leur utilisation ou leur restitution. Toutefois, il est important de garder à l’esprit que nous ne pouvons pas maintenir un niveau d’attention identique tout au long d’une journée. En psychologie, on parle de ressources attentionnelles justement parce que notre attention peut être fortement influencée par des facteurs externes tels que la perception d’éléments saillants dans l’environnement (e.g. une sirène de pompier qui retentit) mais aussi internes allant de la fatigue à la présence de pathologies. En effet, au cours d’une activité, ou d’une journée, vous pouvez vivre des moments de décrochage : vous n’êtes plus concentrée sur l’activité en cours mais votre attention a été happée par d’autres pensées. Cependant c’est un moment nécessaire afin de nous permettre de nous remobiliser sur notre première activité si l’on en prend conscience ce qui permet de ne pas se laisser emporter par ses nouvelles idées.

« Apprendre à être attentif, c'est donc d'abord apprendre à poser son attention sur les perceptions les plus adaptées à ce qu'on cherche à réaliser et à la laisser là tout le temps nécessaire... et juste le temps nécessaire ». (MOOC - L’attention ça s’apprend, J-P Lachaux, 2019)

Le bilan attentionnel 

La réalisation d’un bilan attentionnel s’avère souvent nécessaires pour l’évaluation des troubles de l’attention concomitant à certaines pathologies qu’elles soient neuro-développementales comme l’autisme (Trouble du Spectre Autistiques), les troubles DYS,  ou qu’elles soient d’origine traumatique faisant suite à des AVC ou des traumatismes crânien. Cette évaluation permet de rendre compte de certaines difficultés rencontrées par le patient dans son quotidien et leur ampleur. Ce dernier point est important car les personnes présentant des troubles de l’attention peuvent ne pas se rendre compte de l’ampleur du dysfonctionnement par effet de compensation. Lorsqu’une personne compense ses difficultés cela signifie qu’elle utilise des fonctions cognitives efficientes pour «suppléer » celles qui dysfonctionnent. Le bilan sert à identifier précisément quelle type d’attention est touchée et qu’elle est l’intensité de son impact dans la vie quotidienne de la personne. En effet, il existe plusieurs types d’attention et les trois principales utilisées le plus fréquemment nous pouvons citer l’attention sélective, divisée et l’attention soutenue. L’attention sélective nous permet de nous focaliser sur la recherche d’une information en ignorant les autres également présente dans l’environnement. Pour exemple, l’attention sélective nous est utile pour rechercher une place dans un parking. L’attention partagée nous permet de traiter plusieurs tâches en même temps en alternant très rapidement de l’une à l’autre. Pour exemple, elle nous permet de cuisiner et de poursuivre une conservation téléphonique au même moment. Enfin l’attention soutenue est celle qui nous permet de rester attentifs sur une longue période. Elle est nous est nécessaire lors de la réalisation d’activité nouvelles et complexes, ou lors d’examens qui demande un travail d’élaboration par exemple. Après avoir expliqué ces types d’attention, il est aisé de comprendre à quel point elles nous sont indispensables pour interagir de manière adaptée et efficace avec le monde extérieur. Toutefois, il est également nécessaire de procéder à une évaluation complète et rigoureuse afin de déterminer les « types d’attention » qui ont été préservés et qui sont efficients. Ces dernières sont à prendre en compte dans l’établissement du diagnostic car elles permettent de définir les stratégies de prises en charge (rééducation des fonctions de l’attention ou stratégie de compensation) dans le cadre d’un trouble avéré.

Laetitia Merle, psychologue cognitviste

François Xavier Cécillon, neuropsychologue

 

Dossier MDPH : est un document à fournir à la Maison Départementale des Personnes Handicapées qui permettra la mise en place d’aides spécifiques pour facilité les apprentissages de la personne concernée. Par exemple, il pourra être nécessaire pour l’utilisation d’un ordinateur ou pour bénéficier d’un tiers temps en examen.

 
 

Echelles de Weschler : sont des échelles permettant de mesurer plusieurs expressions de l’intelligence. Ainsi, les épreuves sont répartis en 4 ou 5 indices. La WPPSI-IV est réservée pour la petite enfance : 2 ans ½ à 7 ans ½ ; la WISC-V pour les enfants et adolescents de 6 ans à 16 ans 11 mois ; la WAIS-IV pour les adultes à partir de 16 ans.

 

Fonctions exécutives : fonctions de hauts niveaux qui régissent d’autres fonctions cognitives. Par exemple, la flexibilité mentale permet de passer d’une activité à une autre. Une vulnérabilité dans ce domaine peut engendrer des difficultés attentionnelles. 

Fonction cognitive : désigne un processus mental comme la mémoire, le langage, l’attention, etc.

Phobie: peur excessive d’un certain objet, qui entraine une fuite ou une paralysie alors que la personne a conscience que sa peur n’est pas rationnelle.

 

Tests projectifs : sont des outils s’intéressant aux réponses spontanées d’une personne face à un matériel abstrait. Les réponses indiquent des mécanismes inconscients et certains traits de personnalité.

 

Trouble spécifique des apprentissages : désigne l’activité atypique d’une fonction cognitive. Il peut toucher la lecture (dyslexie), le geste moteur dans sa globalité ou écrit (dyspraxie), le langage oral (dysphasie) ou encore l’attention (Trouble Déficitaire de l’Attention avec/sans hyperactivité : TDA/H). Ces troubles sont durables mais leur prise en charge permet d’améliorer et/ou d’adapter son fonctionnement aux sollicitations de l’environnement.

 

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