apprivoiser LA MÉDITATION

Apprivoiser la méditation

Mon astuce aux enfants

 

As tu déjà entendu parler de la méditation de pleine conscience? Ou de pleine conscience, tout court? Ou encore de pratique de l’attention? Souvent les parents qui pratiquent la méditation en ressentent tellement de bienfaits qu’ils souhaitent le partager avec leurs enfants, mais ceux-ci sont généralement un peu hésitants car ils peuvent trouver ça bizarre, d’autres au contraire aiment beaucoup profiter de cette approche!

La méditation existe depuis des millénaires en Asie, en Orient. C’est très intéressant : elle nous apprend qu’il est possible de prendre soin de ses pensées, de ce qu’on ressent, en prenant régulièrement un petit moment, rien que pour faire connaissance avec ce qu’il y a en nous, en observant sans jugement tout ce qu’il s’y passe, tout en suivant le mouvement de notre respiration.

Eh, oui! Nous en France, en Occident, nous croyons beaucoup à nos pensées, et nous avons souvent peur de nos émotions, qui ont tendance à avoir mauvaise réputation. Bref, on n’y connait pas grand chose. On mélange tout, au point d’être persuadés que nous sommes toutes ces choses qui défilent dans notre tête, d’en avoir peur ou d’en être triste, sans plus savoir comment les arrêter.

En Orient, ils ont compris une chose : nous ne sommes pas nos pensées, ni nos émotions. Donc, régulièrement, pour se reposer, prendre soin de leur confiance en eux, ils s’arrêtent un moment pour faire le point sur ce qu’ils ressentent, pensent, et font un peu le ménage. La différence avec nous, c’est qu’ils se font moins de reproches, ils savent que c’est normal d’avoir des pensées négatives, d’avoir de la colère ou de la tristesse, de ressentir de la peur, c’est à dire « être humain ». Alors, ils se posent, assis, allongés, ils ferment les yeux parfois, et ils prennent un moment pour être juste avec eux-mêmes. Là, ils observent ce qu’ils ressentent, pensent, sans chercher à changer quoi que ce soit, avec beaucoup de bienveillance, de gentillesse envers eux-mêmes. Puis ils portent leur attention, toute leur attention sur leur respiration, pour se laisser ressentir le plus clairement possible le mouvement de leur souffle, et laisser petit à petit se déposer tranquillement l’agitation qui les habite, un peu comme une boule à neige l’on aurait agiter, et dont on observe les paillettes se poser, petit à petit. Nos pensées, nos émotions, ce sont ces paillettes de la boule à neige qui petit à petit peuvent se tranquilliser.

Bien sûr, encore et encore, si tu essaies cette expérience, il te faudra ramener ton attention sur ton souffle, car elle va naturellement repartir dans tes pensées. Mais c’est tout à fait normal, telle est la nature de notre esprit, il vagabonde! Et méditer ne signifie pas du tout ne plus penser, mais bien apprivoiser nos pensées, apprendre à les connaitre, les observer comme dans des nuages qui défilent dans le ciel : certains ont des formes magnifiques, qui nous font sourire. D’autres sont noirs et effrayants! Mais le principe est toujours le même : juste les laisser passer, sans les retenir par nos jugements ou nos commentaires, et rester stable quelle que soit leur forme.

Toi aussi, tu peux te poser, et apprendre à ressentir ton souffle. Toi aussi, tu peux pendre un petit moment pour fermer les yeux et juste regarder ce qui se déroule à l’intérieur de toi. Juste être avec toi-même, et prendre le temps de respirer, de respirer vraiment, comme si tu ouvrais grand la fenêtre, te permettais de renouveler l’air que tu as dans la tête, et dépoussiérer les pensées négatives pour retrouver un peu d’éclat, de lumière intérieure! Bon entrainement!

 

Apprivoiser la méditation

Mon astuce aux parents

 

Aujourd’hui, on peut lire des articles sur la médiation de pleine de conscience, écouter des émissions sur ce thème car sa pratique s’est largement répandue. La méditation a quelque chose de tellement vivant et personnel car c’est à chaque fois une expérience renouvelée. Elle n’est pas une technique, on ne s’y habitue pas, on ne l’apprend pas vraiment, c’est un moment pour soi, pour se poser et s’accueillir tels que nous sommes, sans jugement autant que faire se peut. Cette pratique nous apprend, quant à elle, quelque chose : être là, vraiment là, relié à soi, avec bienveillance, attentifs à ce que nous percevons, ancrés dans la perception de notre souffle, change notre expérience, et notre regard sur nous-mêmes. Il y a une sorte de soulagement à s’entrainer, petit à petit, patiemment, encore et encore, à ne plus lutter contre soi. Il y a une sorte de paradoxe à explorer : comment en apprenant à être stable dans l’agitation, à s’ouvrir à ce qui est inconfortable, à se laisser ressentir ce qui est là, nous pouvons traverser la tempête pour découvrir une sensation d’espace et d’apaisement. Parfois cela ne vient pas, pas vraiment sur le moment, mais rien que le fait de se donner ce temps, ce moment pour soi, permet de retrouver le fil de notre vie, de nous reconnecter à ce qui est là, et de découvrir, à quel point, étonnamment cela est rassurant, de revenir dans son corps et d’en retrouver les limites, les contours. Savoir où nous nous trouvons quand bien même cela est désagréable, nous donne l’opportunité de pouvoir nous réorienter, prendre un nouveau départ, la tête plus claire, notre intention renouvelée.

Pourquoi évoquer tout ça? Parce que nos enfants nous déstabilisent parfois, souvent. Ils nous emmènent si facilement sur le territoire des émotions, de la sensibilité, on peut se sentir tellement démuni, inquiet, parfois furieux. La pratique de la méditation nous procure plus d’ancrage, naturellement, plus d’indulgence vis à vis de nous-mêmes et ainsi de notre entourage. Mais c’est bien par nous-mêmes qu’il est préférable de commencer. Et c’est ainsi que nos enfants pourraient avoir envie de découvrir « ce truc ». Non pas comme une solution, un remède, mais bien comme un moment de partage, un moment pour être ensemble : leur proposer non parce que nous pensons que c’est bien, mais parce que cela nous fait plaisir car dans la méditation, il n’y a rien à réussir. Et ensuite ce sera une possibilité pour eux de se recentrer quand ils en ont besoin, face au stress, aux émotions pénibles, aux pensées désagréables. La méditation, un chemin de douceur qui commence avant tout par un changement de regard sur nous-mêmes. Et c’est cela que nos enfants auront envie de découvrir.

 

 

Apprivoiser la méditation

Mon astuce aux enseignants

 

La méditation de pleine conscience peut être appelée « Pratique de l’attention », et cela plus particulièrement dans le cadre scolaire : 3 à 5 minutes, pour se poser, se recentrer, ne penser qu’à soi, revenir aux sources, revenir dans SON ancrage en portant une attention présente, consciente sur le mouvement de la respiration, la sensation de sa respiration dans le corps.

Les élèves, mais aussi bien sûr les enseignants, sont sollicités tout au long de la journée. Réfléchir, se concentrer, faire des efforts pour être calme, s’adapter rapidement, suivre, comprendre. Pour le côté intellectuel! Côté émotionnel, faire face au stress, au regard des autres, à la pression, au harcèlement, la moquerie, mais aussi la fatigue… demande également beaucoup d’énergie et surtout, amène à tellement se préoccuper des attentes extérieures, que l’on finit par ne plus être en contact avec soi-même, ses propres ressentis, par se sentir happés par le flot des pensées parfois bien négatives! Vous savez, ce biais cognitif qui tend à fixer notre attention sur ce qui ne va pas? Ca vous dit quelque chose?

Cet étourdissement du quotidien qui file, défile nous maintient souvent dans une sorte d’état de vigilance, comme si nous devions être sur nos gardes, pour finalement nous procurer la sensation d’être comme … en apnée! Cet état de tension active notre système nerveux sympathique, et tend à alimenter notre stress. Porter notre attention, de façon intentionnelle, sur le mouvement du souffle, se laisser respirer, nous fait littéralement changer de système, activant physiologiquement le système parasympathique qui induit un état de relaxation. Aussi incroyable que cela puisse sembler, se relier à notre respiration, fait basculer notre centre de gravité : de la tête qui bouillonne au corps qui stabilise, permettant de nous retrouver, de revenir à bon port dans l’ici et maintenant de notre vie. Etonnamment cela stimule une partie de notre cerveau, l’insula, que l’on connait encore peu, mais dont on sait qu’elle est impliquée dans la proprioception des émotions. Sentir notre respiration nous unifie, nous réaligne : pensée, émotion, sensation, ou encore, cerveau, coeur, corps.

Même si les élèves pourraient dans un premier temps se montrer dubitatifs, quel beau cadeau, quelle magnifique opportunité, enseignants-élèves : se permettre de sentir que l’ont est là, bien là, ensemble. Quel soulagement, de revenir à soi, à ses ressources. Juste quelques instants, juste quelques minutes, juste pour eux, juste pour soi : se poser, fermer les yeux, sentir ses points de contacts avec le sol, la chaise, accueillir ce qui est à l’intérieur de soi, avec bonté, tendresse, douceur et venir se relier, comme on tendrait la main à un enfant, au léger mouvement du souffle, qui va, qui vient, encore et toujours, quel que soit notre état. Suivre ce bercement, telle une vague qui monte, se dépose sur le sable pour se retirer ensuite, comme une caresse, et se donner le sentiment que l’on est juste là, assis un court instant, sur le sable, à contempler l’horizon.

 
 
 

regards psy., 17 rue philippe de lassalle, 69004 lyon, france

tel 04 78 27 91 72

email contactlyon@regardspsy.com

psychologue - neuropsychologue - Bilan psychologique - consultation psychologique - pleine conscience - psychothérapie - astuce - mindful up collégiens - mindful up lycéens - méditation - pifam - photolangage - formation - conférence 

© 2020 design by Urbanoïd for Regards Psy.