apprivoiser LA COLERE

Apprivoiser la colère

Astuces aux enfants

 

La colère est une émotion, c’est à dire que tu la ressens dans ton corps, c’est une réaction physiologique, un signal qui t’indique que quelque chose te révolte, vient heurter tes valeurs, empiéter sur ce qui est vraiment important pour toit, dans ta vie. 

Comme toutes les émotions elle n’est ni négative ni positive, mais elle peut être légère ou très forte. Il est utile de développer notre vocabulaire des émotions pour préciser ces nuances : être agacé, furieux, exaspéré, contrarié, en colère ….. avoir la colère d’un volcan, bouillonner, se sentir agité!

La colère est une belle émotion qui nous indique que quelqu’un ou quelque chose nous a fait vivre un sentiment d’injustice, nous a choqué. Ressentir de la colère c’est vouloir rétablir la vérité, le respect. C’est une belle émotion, pleine d’énergie et qu’il n’est pas toujours facile à canaliser. C’est une émotion qui nous permet, quand on est plus grand, adulte, de défendre des causes, de s’engager pour changer des façons de voir ou de faire, remettre en question des idées qui ne sont pas justes.

Le plus difficile c’est d’apprendre à ressentir sa colère, sans la faire exploser, sans hurler, taper, manifester de l’agressivité. Le plus difficile c’est de parvenir à faire la différence entre ressentir de la colère et l’exprimer, car on peut apprendre à l’exprimer de façon calme mais ferme.

La première des étapes est d’apprendre à détecter où tu ressens ta colère, dans quelle partie de ton corps : ça peut être les mains qui se ferment comme des poings, les pieds qui tapent sur le sol, le ventre qui se noue, le visage qui chauffe, tout le corps qui se tend, jusqu’à ne plus pouvoir respirer! Là, tu peux te dire « je suis en colère! Je suis face à une injustice! ». RESPIRE! Respirer, c’est avant tout reprendre pied dans la réalité, car la force de la colère peut te faire « décoller », t’amener à perdre le contrôle de tes mots et de tes gestes. La colère qui déborde est épuisante, et nous renvoie une très mauvaise image de nous-mêmes. Une image d’agressivité et de violence. Parce que cette émotion contient beaucoup d’énergie. En grandissant on peut apprendre à apprivoiser cette force, cette belle force, et l’investir activement pour améliorer le monde, le rendre plus juste.

En attendant, quand tu sens que la colère monte en toi, essaie de trouver les mots justes pour l’apaiser. Si elle s’annonce tel un tsunami, éloigne toi, dans ta chambre, dans un coin de la cour, dans un espace à l’écart, et si tu en as la possibilité, cours, saute, effectue une action physique pour te permettre de faire circuler cette force et t’apaiser. Et souviens toi, ta colère n’est pas de la violence, mais elle peut le devenir si tu ne te sens pas compris. Ne pas être compris, cela peut arriver, ce qui t’aidera le plus alors, c’est de te souvenir de la valeur que tu as, et qu’il est essentiel que tu gardes confiance en toi.

 

Apprivoiser la colère

Astuces aux parents

 

Il n’est pas toujours facile de faire face à la colère de nos enfants. Et d’ailleurs il ne s’agit pas de la colère mais des colères! Et partant de là, dés leur plus jeune âge, nous pouvons aider nos enfants à nous montrer quelle est le degré de gêne que leur procure cette émotion. Pour les plus jeunes, cela peut se faire sous formes de ronds de couleur par exemple. S’ils choisissent le rouge pour illustrer leur colère : dessiner sur un panneau accroché au mur, (et sur lequel peuvent également figurer toutes les émotions ou humeurs que vous voulez, qu’ils veulent), des ronds de plus en plus grands, que votre enfant pourra désigner en fonction de l’intensité de ce qu’il ressent. Mais auparavant, en tant que parents apprenons à nous montrer calmement et sincèrement, intéressés par ce que ressent notre enfant : « Je vois bien que tu es en colère, que quelque chose te contrarie, je voudrais mieux comprendre, pour pouvoir t’aider, peux tu me montrer sur notre « Panneau des émotions » la force de ta colère.

« Ah, elle est très forte, ça n’est pas facile de ressentir une si forte colère! »

Si, dans la chambre de votre enfant, se trouve un tableau blanc, et d’ailleurs je vous invite à vous en procurer un, ce sera alors plus facile de demander à votre enfant s’il est d’accord de vous la dessiner : un volcan qui fume, un volcan qui crache de la lave, une bombe, quelque chose qui pique, qui chauffe, qui coupe, ou tout autre chose que vous pouvez également gentiment lui suggérer… Les idées ne manquent pas! Aider son enfant à ainsi exprimer sa colère permet de réorienter son attention sur ce qui compte vraiment : partager ce qu’il ressent, se sentir compris, ne pas être jugé et surtout, surtout soutenir la maturation de son cerveau émotionnel! Eh oui, l’idée n’est pas de supprimer la colère mais bien de soutenir les connexions cérébrales entre le cerveau émotionnel et le cortex pré-frontal qui lui permet de réguler son monde interne.

Réguler sa colère comme toute autre émotion, cela s’apprend, régulièrement petit à petit.

Un fois la colère apaisée, vous pourrez demander à votre enfant, avec toujours autant d’intérêt : « Est ce que tu crois que tu pourrais, avec tes mots, me dire ce qui t’a mis tant en colère, peut-être que, si cela se reproduit, je pourrais mieux comprendre, et mieux t’aider. Je te remercie ».

Et s’il parvient à vous l’expliquer, à vous en dire quelques mots, à sa façon, quelle que soit sa façon, alors vous pourrez, à votre façon cette fois, le féliciter, et lui dire que cela vous aide beaucoup.

Il y a des colères beaucoup plus violentes, et si elles vous préoccupent, si elles vous amènent à trop remettre en question votre système éducatif, je vous invite à ne pas rester seuls avec vos questions, car vous pourriez vous sentir coupables et ne plus savoir comment faire. Elever son enfant aujourd’hui est une tache parfois difficile. Avec tous les livres , les articles, les émissions sur le sujet, c’est comme si nous devions « réussir » l’éducation de nos enfants, alors que dans le fond nous avons tous besoin de soutien, et de pouvoir partager en toute confiance les doutes que cela peut provoquer dans notre esprit. N’hésitez pas à en parler à des personnes bienveillantes qui sauront vous écouter sans vous juger, et déjà cela, c’est une aide inestimable.

 

 

Apprivoiser la colère

Astuces aux enseignants

 

Il n’est pas facile pour les enseignants de faire face à l’expression de la révolte, colère, opposition voire provocation de certains élèves, car ils ne sont pas encore formés cela. Ils ne sont pas encore sensibilisés au développement émotionnel des enfants et des adolescents et, de façon tout à fait légitime, s’attendent à ce qui est considéré comme du respect de leur autorité. Je parle d’expression de la colère car c’est ben celle-ci qui pose problème. Nombreux sont les enfants qui expriment leur souffrance, leur détresse, leur malaise « à bas bruits », et passent inaperçus quand bien même leur besoin d’aide et d’attention est tout aussi voire même plus important que ceux qui se manifestent ouvertement. Les silencieux peuvent être considérés comme les plus risque par les psychologues. Du jour au lendemain, ils peuvent s’en prendre à eux-mêmes à la surprise très culpabilisé de l’entourage. Donc, en effet, faire face aux élèves provocateurs est très pénible, mais au moins nous savons où ils en sont! Au moins nous savons qu’ils se battent pour tenir debout, au moins leur appel à l‘aide est clair. Oui leur appel à l’aide! La colère celle belle émotion qui peut déborder telle une éruption volcanique, qui peut s’enfler au point de devenir violente face à l’incompréhension sourde de l’entourage. La colère qui du plus profond de nous, de chacun d’entre nous vent dire STOP! Viens dire NON. Non à ce qui touche en plein coeur, non à l’injustice et à tout ce qui peut s’opposer, empiéter notre système de valeurs. Quel système de valeurs, vous demanderez vous peut être, face à un enfant « qui ne supporte pas la frustration », à un ado qui s’enflamme à la moindre contrariété, bref face à ses comportements que l’on peut qualifier d’inappropriés, d’exagérés. Notre système émotionnel, notre système limbique met beaucoup de temps à se réguler car cela demande que s’établissent des connexions cérébrales efficaces entre le cerveau dit « émotionnel » et le cortex pré-frontal appelé aussi « régulateur » émotionnel. L’efficacité de cet accordage va beaucoup dépendre de la réponse de l’environnement aux expressions émotionnelles des enfants. La culpabilisation, l’humiliation, la rationalisation bref le désaveu du sens des émotions entrave la capacité des enfants à contenir leurs émotions, pour apprendre à passer par les mots afin d’exprimer ce dont ils ont besoin sur le plan affectif.

La colère! quelle belle émotion, celle qui permet de soulever des montagnes, celle qui permet d’initier le changement, celle qui aspire à changer le monde, à le réveiller, à bousculer les consciences, à demander « Pourquoi ».

Petit à petit à la sensibilisation à la connaissance des émotions, et à leur intelligente richesse, entre dans les salles de classe. Après avoir été délaissées, elles reviennent, parées de leur titre de noblesse : le signe de notre humanité. Quelle belle perspective d’apprendre à décoder leur message et à en transmettre le sens à nos enfants, dans leurs écoles.

Mon astuce, ne pas forcément remettre en question son autorité d’enseignant et pouvoir dire à l’élève qu’on voit que quelque chose est difficile pour lui, et surtout rester calmes et fermes. Soutenus par un projet d’établissement, les enseignants pourront petit à petit se sentir en sécurité et légitimes à se montrer plus ouverts face aux émotions difficiles de leurs élèves, qui vont en avoir, de plus en plus besoin, cela est évident.

 
 
 

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