Vacances riment avec Présence ! L'INTELLIGENCE

Vacances riment avec Présence! L’intelligence!

Mon astuce aux enfants

 

Plus que quelques jours si tu es en Primaire avant le bout du bout de ton année scolaire! Bravo aux collégiens qui ont soit fini leur année, soit juste fini le Brevet. Quant aux lycéens, je leur adresse de même mon admiration, que ce soit la fin de la seconde avec les premiers choix de la réforme du bac, ou leur choix d’orientation, les Premières pour le bac de français et les terminales pour le « grand bac »! Bravo à tous pour tous ces efforts fournis, voici es vacances bien méritées, enfin!

Alors pourquoi évoquer l’intelligence, en ce début de repos bien mérité? Eh bien parce que justement, cela pourrait être le moment d’en prendre soin. Loin de la quête de performance, de la compétition qui blesse parce qu’elle « mesure » soit disant la valeur de chacun, des notes, des devoirs et de l’épuisement cérébral, l’intelligence peut enfin respirer! Prendre l‘air dont elle a tant besoin pour s’épanouir, reconquérir sa complice la curiosité, et flâner du côté de la rêverie pour faire place à toute sa créativité, précieux carburant de son développement. L’intelligence! Sais tu que beaucoup croient que l’intelligence est une donnée fixe que l’on obtient à la naissance et qui demeure telle quelle en quantité tout au long de la vie? Et qu’en plus, cette croyance influence ton regard sur toi-même et tes capacités? Incroyable! Comme si le fait d’avoir de grandes jambes et de mesurer 2m10 suffisait à faire de toi un champion de basket! Non, ce serait trop facile et injuste. L’intelligence se développe, comme un muscle. Merci la plasticité cérébrale. Non seulement elle se développe mais elle dépend de ton environnement et du regard de tes proches sur toi. Alors, profite de tes vacances pour développer ton intelligence, loin du stress des notes et de la croyance que celle-ci se mesure avec tes résultats scolaires : heureusement il n’en est rien, rien du tout! Par contre, je te recommande quelques astuces : lever le nez des écrans qui anesthésient tes sens, stimulent ton attention immédiate et te donnent l’illusion d’être en permanence récompensé.e. voire heureux : le piège! Prends quelques bonnes habitudes : le matin, avant de mettre un pied à terre : RESPIRE, profondément, EXPIRE profondément. Mets une main sur ton ventre, sens le qui se gonfle à l’inspiration et se détend sur l’expiration. Inspire, prends des forces, de l’énergie, puis expire et laisse tout ton corps se relâcher. Souhaite-toi une bonne journée. Invite ton cerveau à être en éveil de tout ce qu’il pourra découvrir et profiter, invite tous tes sens à recevoir les informations nouvelles de chaque instant. Dés que tu pars dans tes pensées, que tu rumines, que tu rouspètes : STOP! Reviens dans tes pieds, dans ton coeur, à ta respiration: ne pers pas ton temps, ton temps si précieux des vacances à regretter que les choses ne passent pas comme tu le souhaites! Prends chaque instant comme une aventure pleine de surprises et laisse ton intelligence grandir, se développer et trouver mille astuces, mille étincelles de joie, d’inattendus et te permettre ainsi d’élargir ton champ de connaissances et surtout d’expériences : bon début de vacances!

 

Vacances riment avec Présence! L’intelligence!

Mon astuces aux parents

 

D’après de récentes études, il semblerait que les croyances de nos enfants sur la notion d’intelligence entravent leur motivation à persévérer face aux difficultés voire face à l’échec. Lorsqu’ils acquièrent la présentation que l’intelligence est une qualité qui s’améliore au quotidien par le travail, leur marge de progression s’accentue notablement (Cf, Pr P.Fourneret, Dr D.Da Fonseca, Les enfants Dys), car ils retrouvent une marge de manoeuvre et un sentiment de maîtrise. Dans le cas contraire, les notes vont devenir pour eux une mesure de leur intelligence, inhibant, lorsqu’elles sont trop basses, leur capacité d’action et augmentant dangereusement leurs angoisses de performance : « Je ne vais pas y arriver, je suis nul… ». Mais ces croyances existent également chez les parents. Nous nous émerveillons de ce que nous considérons être « de bons résultats », peut être également pris au piège d’un signe de bonne « intelligence », rassurés par ce baromètre dont nous nous saisissons volontiers pour prédire la réussite sociale et professionnelle à venir de nos enfants. Et si nous étions en fait, contre-productifs? A travers cette habitude de valorisation, qui peut sous-tendre le besoin de demander implicitement à nos enfants de calmer nos inquiétudes, peut être alimentons nous les leurs : la crainte de décevoir et pire la crainte d’être nul, bête, pas intelligent. Nous comparons volontiers nos enfants aux autres élèves, camarades, mais cela a-t-il un sens? Nos enfants ne pourraient-ils pas juste être « comparés » à eux-mêmes? C’est à dire encouragés? Soutenus? Ne pourrions nous pas nous entrainer à souligner les efforts, les progrès, mêmes si les fameuses « notes » ne sont pas toujours au rdv? Qu’est ce qui est le plus important? La confiance en soi, moteur de l’action, ou la pression, moteur du stress et de la crainte de l’échec? Tous les enfants, et ce quel que soit leur âge finalement, (nous sommes tous les enfants de nos parents!), ont besoin de se sentir aimés et valorisés par leurs parents! N’est ce pas ce que nous cherchons tous d’une manière ou d’une autre, la fierté de nos parents : Enfin! Juste se sentir aimés pour ce que nous sommes, profondément. Sentir que ce que nous sommes est bon, et digne de fierté. Alors, voilà, les vacances arrivent, ou sont déjà là peut être. Comme au 1er janvier, réactualisons nos « bonnes intentions » : s’engager à valoriser nos enfants, pour autre chose que leurs notes, leurs résultats scolaires. Ouvrir tous nos sens, toute notre attention à identifier leur curiosité, leurs qualités, leur enthousiasme, leur énergie, leurs apprentissages de la vie, dans la vie. Faire un petit point tous les soirs sur ce qu’ils ont aimé faire dans la journée, leur demander de préciser, de dire ce qu’ils en ont appris, et sur eux-mêmes, ou d’un point de vue d’acquisition de connaissances. Le mieux serait de le noter, le consigner dans un cahier, pour en fin de compte pouvoir leur dire : Bravo, voici tout ce que tu as fait, tout ce que tu as appris! Quelle mémoire, quelle attention, quelle persévérance… Rien de mieux pour développer leur intelligence. Profiter des vacances pour valoriser les qualités et les savoir faire des enfants en dehors du domaine scolaire, ça c’est du carburant de réserve pour faire grandir leur intelligence et leur confiance!

 

Vacances riment avec Présence! L’intelligence!

Mon astuce aux enseignants,

 

Tout d’abord, très bonnes vacances reposantes à tous les enseignants, et merci à tous les enseignants, du Primaire, en passant par le collège jusqu’au lycée, qui se sont impliqué.es tout au long de cette année scolaire auprès de leurs élèves, pour leur offrir le meilleur d’eux-mêmes, afin leur permettre de faire émerger le meilleur de leurs élèves. Il ne sera jamais assez important de répéter, encore et encore, à quel point le regard des enseignants sur leurs élèves va être déterminants dans leurs échecs, comme leurs progrès, dans dans leur découragement comme dans leur motivation. La fameuse étude de Rosenthal & Jacobson sur « L’effet Pygmalion », a permis de mettre en évidence qu’il s’agit dune « prophétie auto-réalisatrice » : elle provoque une amélioration des performances d’un sujet en fonction de la croyance qu’une figure d’autorité ou qu’un environnement a sur ses compétences. Bref, plus on croit en quelqu’un, plus on le considère comme valable, intelligent, plein de ressources, plus on va avoir naturellement tendance à valoriser ses performances. Cela va le soutenir, alimenté ainsi dans sa confiance en lui-même, et ses résultats vont progresser. Ainsi les récentes études portant sur la représentation de l’intelligence chez les enseignants, viennent corroborer le bien fondé de cet Effet Pygmalion. Elles ont montré que les enseignants ayant une présentation « fixe » de l’intelligence se retrouvent surtout dans les matières scientifiques et ont inconsciemment tendance à valoriser les élèves avec de bons résultats, ayant du coup, plus naturellement tendance à ne pas positivement voir progresser les enfants plus en difficultés, même si leurs résultats augmentent. Les enseignants dans les matières plus littéraires, semblent avoir une vison plus souple, plus flexible. Et cela influence le style pédagogiue. L’intelligence n’est pas une donnée fixe à la naissance. La plasticité cérébrale la rend évolutive. Plus l’enfant apprend, plus il devient « intelligent », au sens de développer sa flexibilité mentale, sa capacité à faire des liens : Intelligence, interligere, faire des liens, entre ses idées, ses connaissances, afin d’élaborer sa pensée par lui-même et développer son autonomie interne et intellectuelle. Car, nous le savons bien maintenant, émotions et raisonnement avancent main dans la main, et plus un élève bénéficiera d’un regard confiant qui le met en sécurité, plus il sera disponible pour apprendre, se sentant à l’abri du jugement de valeur, de la comparaison, et de l’indifférenciation sociale qui tendrait à faire croire que tous les élèves devraient apprendre de la même façon, au même rythme.

Alors voilà, les vacances sont là, un repos bien mérité. Un esprit qui peut s’apaiser pour peut être entrevoir, d’ici quelques semaines, l’intelligence sous un angle différent. Plus dynamique, plus plastique, afin d’encourager la persévérance, et surtout, surtout, quelles que soient les freins à la scolarité, se souvenir qu’il y a toujours une voie d’apprentissage car le cerveau adore apprendre!

 
 
 

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