apprivoiser L'ENVIE D'APPRENDRE

Mon astuce aux enfants!

Apprendre vient de Apprehendere « prendre, saisir, attraper  ». L’école va te « donner » des connaissances afin de t’en saisir pour mieux décoder le monde autour de toi : lui donner du sens.

Parfois, apprendre semble facile, évident, cela va vite! Et parfois, apprendre demande du temps. C’est tout à fait normal! Nous avons tous notre façon d’apprendre et à notre rythme. L’important est de ne pas se décourager et de se souvenir que le maitre, la maitresse ou les profs sont là pour t’aider à comprendre et progresser : c’est leur travail!

A l’école tu as le droit de ne pas savoir, de ne pas comprendre : c’est avant tout un endroit pour découvrir le plaisir de réfléchir par soi-même, d’être curieux.

Tous les enfants aiment apprendre, tous les enfants sont intelligents : Apprendre demande juste parfois un peu de temps. C’est le moment de RALENTIR! Pour pouvoir te dire « Mais, en fait, c’est juste que je ne comprends pas ! ». Si tu crois que c’est de ta faute, tu risques de t’en vouloir et tu n’oseras pas demander de l’aide, alors que c’est le rôle des parents, des adultes, d’être à ton écoute et de te venir en aide, parce qu’on est tous passés par là! L’important est d’en parler à tes parents et de ne pas rester seul avec tes difficultés. Pour apprendre il y a toujours des solutions.

En attendant, pour soutenir ton envie d’apprendre, voici mon astuce :

A la maison, en fin de journée, je te propose de noter dans un carnet que tu auras choisi, ou de déposer dans une boite que tu auras décorée, des petits carrés de papier pré-découpés sur lesquels tu auras écrit ou dessiné, ce que tu as fait à l’école dont tu es fier.e. C’est très important pour aider ton cerveau à apprendre. Fais le régulièrement, tous les jours. Ca marche.

Et puis l’école, c’est aussi l’endroit des copains, des copines, ce qui est  tout aussi important qu’apprendre! Alors bonne route sur le chemin des écoliers!

Mon astuce aux parents!

Nous avons tous des représentations, des croyances plus ou moins agréables au sujet de l’école. Souvent en lien avec notre expérience personnelle.

Quand un enfant dit qu’il n’aime pas l’école, en fait c’est plutôt la crainte des notes, de l’échec, du regard de l’enseignant, sa peur de décevoir ses parents… car tous les enfants aiment apprendre! Nous sommes génétiquement programmés pour apprendre.

Pour en avoir envie, il est nécessaire d’avoir préservé cette qualité essentielle qui est la curiosité. Elle est ainsi un moteur d’apprentissage à condition que l’enfant se sente suffisamment en sécurité intérieurement, et dans son environnement familial et scolaire, car son estime de lui face aux apprentissages est très tributaire du regard de ses parents, des enseignants, sur lui.

L’astuce du psy :

Afin de soutenir notre enfant dans l’investissement de ses apprentissages,  montrons lui  que nous sommes fier.e de lui en nommant régulièrement une qualité que nous avons identifiée : « Tu n’avais pas envie de faire tes devoirs et pourtant tu as fini par les faire, bravo, tu t’es montré persévérant, tu peux être fier de toi comme moi je le suis de toi! ». Du mieux que nous le pouvons, pointons ce que notre enfant fait, qu’il « réussisse » ou non! N’hésitons pas à le féliciter pour ses efforts, tous ses exploits petits et grands. Ainsi, petit à petit, ce regard constructif sur lui, lui donnera des ailes, de la dopamine naturelle!

N’hésitons pas à écouter, autant que possible sans jugement, les difficultés à apprendre de nos enfants, elles ne sont jamais anodines, souvent sources de souffrance, de dévalorisation : et il y a toujours, toujours une vraie raison à découvrir et une réponse à y apporter.

Et souvenons nous que nos enfants disposent de plein d’autres qualités tout aussi précieuses en dehors du scolaire!

Mon astuce aux enseignants!

Il vaut mieux une solide estime de soi qu’un QI élevé car l’estime de soi est le meilleur prédicteur de la réussite scolaire. Or l'estime de soi de l’enfant est vulnérable, telle une jolie fleur, elle a besoin d’être arrosée régulièrement! Elle va de paire avec la motivation qui nous pousse à agir mais c’est le renforcement positif qui encourage à recommencer, devant la réussite comme devant l’échec.

Les élèves sont lucides, ils disent clairement apprécier les enseignants cadrants mais justes. Cela les rassure : savoir où sont les limites, et s’attendre à ce que leurs efforts soient soulignés.

Ainsi ils peuvent se permettre de « sortir de leur zone  de confort » et de s’aventurer sur des terres de connaissances non encore maitrisées : ils ne sentent pas en danger car ils savent qu’ils ne seront pas négativement jugés.

Pour leur donner envie d’être là, d’apprendre et vous offrir le plaisir de les voir sourire à l’école, commencer la journée ou son cours par une note encourageante, par exemple, « Il n’est pas toujours facile d’être attentif, mais nous allons faire du mieux que nous le pouvons, pour que ce cours et cette journée soit la plus agréable possible pour tout le monde ». Il peut également être proposé en fin de journée, pour les plus jeunes, que certains partagent devant la classe leur moment préféré de la journée. Pour les ados, ou en fonction de la classe, cela peut être « Si vous deviez tout oublier de ce cours, sauf une chose, avec quoi repartiriez vous? ». Cela soutiendra leur attention, apaisera les éventuelles tensions et permettra de terminer sur une note positive nécessaire à la mémorisation.

Et pourquoi pas envisager aussi, de leur distribuer des qualités?

La génération actuelle a l’ « affectif" comme carburant, et un fort besoin de proximité. Bien sûr, sans entrer dans la familiarité, les signes de reconnaissance positifs alimentent leur besoin de sens et leur bien-être à l’école tout en soutenant efficacement leur envie d’apprendre!

Coté neuropsy.

Ce que nous apprennent les recherches actuelles en neurosciences, c’est que l’apprentissage dépend de différents facteurs à la fois « cognitifs » et « émotionnels ». Apprendre c’est créer des connexions neuronales, réviser c’est renforcer ces connexions pour faire que ces « chemins » neuronaux deviennent des « autoroutes » de l’information : créer des automatismes afin de libérer de l’espace pour penser, réfléchir, acquérir de nouvelles connaissances. Mais même si le développement du cerveau dépend en partie de notre génétique, il va surtout être très tributaire de nos expériences, et de notre environnement à la fois dans la richesse de ses transmissions, mais aussi dans la qualité de l’attention, de l’affection portée à l’enfant, laissant, tel le pinceau de l’artiste des traces mnésiques de sécurité affective. L’hippocampe cérébral siège des apprentissages et de la mémoire ne se trouve-t-il pas dans dans notre système limbique, autrement appelé cerveau émotionnel! L’amygdale cérébrale, siège de la peur, lui est intimement reliée. C’est pourquoi les manifestations d’encouragement à l’élève calment l’amygdale cérébrale,  soutiennent l’acceptation de l’erreur et l’envie de poursuivre ses apprentissages.

Vive la plasticité cérébrale!

 
 
 
 

regards psy., 17 rue philippe de lassalle, 69004 lyon, france

tel 04 78 27 91 72

email contactlyon@regardspsy.com

psychologue - neuropsychologue - Bilan psychologique - consultation psychologique - pleine conscience - psychothérapie - astuce - mindful up collégiens - mindful up lycéens - méditation - pifam - photolangage - formation - conférence 

© 2020 design by Urbanoïd for Regards Psy.