apprivoiser L'AMITIE

Apprivoiser l’amitié

Mon astuce aux enfants

 

Se faire des amis, y a -t-il une recette, une manière de faire particulière! En fait, tout dépend déjà de ta personnalité : la première des choses à faire, c’est de réfléchir à ta facilité d’entrer en contact avec les autres. Sur une échelle de 1à 10, à quel point est ce facile pour toi de parler avec d’autres enfants, jeunes de ton âge?

Si tu es en primaire, et que sur ton échelle tu es à 5, ou moins de 5 et que tu souhaites gagner en confiance, voilà ce que je te propose : observe bien ce que les autres enfants aiment faire, à quels jeux ils jouent dans la cour, de quoi est ce qu’ils parlent, comment ils se comportent. Observe bien comment ils réagissent les uns envers les autres. Puis, observe tes sensations, tes réactions, est ce que ça te fait envie, est ce que ça t’énerve, est ce que tu comprends leurs réactions, ou pas : essaie de devenir un expert de toi-même et des autres. Pendant cette phase d’observation, du mieux que tu le peux, et même si tu es un peu gêné, tente de te montrer intéressé. Pourquoi? Parce que si tu donnes l’impression de juger, de critiquer, de mieux savoir que les autres enfants, ils vont avoir l’impression que tu es trop sûr de toi, que tu te crois supérieur, alors que, bien sûr, c’est tout à fait le contraire! Mais eux, par contre, ils risquent de te tenir à l’écart à cause de leur fausse impression.

Quand on est timide ou exigeant dans ses relations aux autres, il est important de savoir quelques petites choses : sourire donne envie que l’on se rapproche de toi, t’intéresser aux autres, être curieux de ce qu’ils aiment pour apprendre à les connaitre est une clef précieuse, leur dire par exemple « Ah, super! Génial » ou autre chose, va les rassurer. Souvent quand on est timide on fait beaucoup d’efforts pour plaire, mais du coup c’est comme si on se regardait soi-même tout le temps, on reste focaliser sur soi et ça , les autres le perçoivent, même inconsciemment, et finissent par penser que tu n’es intéressé que par toi-même, alors qu’en fait c’est parce que tu as peur de dire ou de faire quelque chose de travers! S’intéresser aux autres, c’est un peu comme plonger dans la piscine pour la première fois : ça demande de se lancer! Oublie toi, porte toute ton attention sur les autres, laisse toi entrainer dans leur jeu, même si cela te parait un peu bête, ça ne fait rien, tu découvriras le plaisir d’être avec les autres, juste comme ça, juste simplement, juste pour découvrir ce qui va se passer! Et puis , petit à petit tu pourras toi aussi leur faire partager ce qui t’intéresse! Tous les enfants ont des qualités, tous les enfants ont envie d’être appréciés, mais tous ne le montrent pas de la même façon, c’est pour ça que tu peux commencer par un temps d’observation : comme un anthropologue! Bonne chance!

 

Apprivoiser l’amitié

Astuces aux parents

 

Avez-vous un enfant qui semble avoir du mal à se lier d’amitié, qui est très timide ou très exigeant dans ses relations aux autres? Il existe différents cas de figure. Mais dans tous les cas, cela demande de s’entrainer à décoder « les signaux » relationnels qui sont renvoyés dans la communication, c’est souvent cela qui ne fonctionne pas très bien. Car si l‘on part seulement du constat que notre enfant manque de confiance en lui, il y a de quoi être démuni pour le « pousser » à aller vers les autres. Tentons d’être pragmatiques : essayons de déterminer tout d’abord, ce qui empêche notre enfant de se lier d’amitié. Car la plupart du temps, il s’agit d’un décalage de « représentations », nos enfants voudraient que ça se passe d’une certaine façon, et cela ne correspond pas à  ce qu’ils souhaitent. Il est important de décrire la situation, sans jugement, avec curiosité pour y voir plus clair et vraiment comprendre ce qui fait obstacle. Au primaire cela peut être : un tantinet autoritaire, qui veut commander quoi. Cela peut être qu’il bouge beaucoup, bouscule, n’a pas trop conscience de son corps ou de son espace personnel et déborde. Peut être a-t-il un mode de fonctionnement qui l’amène à avoir certaines attentes : ami un jour, ami toujours, et du coup les conflits et les désaccords sont douloureux, et le découragent. Certains enfants aiment lire, être tranquilles, mais là il s’agit de vérifier que c’est par passion ou par protection, et d’expliciter à notre enfant qu’il est donc courant que les « autres », ne le comprennent pas très bien, puissent trouver cela un peu « curieux », mais ça n’est pas forcément méchant : ils peuvent vraiment en déduire que notre enfant « s’en fiche », et provoquer des quiproquos. Dans tous les cas, il sera important de rassurer nos enfants, pour soutenir leur estime d’eux-mêmes et leur confiance et leur montrer qu’ils ont les moyens de faire face.

Après avoir confirmé qu’il est normal de se sentir triste de ne pas avoir vraiment d’amis, tentons de prendre la situation concrètement, comme avec une loupe pour bien voir ce qui se passe dans la relation avec les autres. Si notre enfant raconte qu’on lui a dit quelque chose de méchant, quel était le contexte? Est ce qu’on a vraiment voulu le blesser, le rejeter? Et si oui, que pourrait il répondre à cela? Est ce qu’il a observé par ailleurs ce que les autres enfants apprécient, à quoi ils s’intéressent, pour pouvoir participer, ou se montrer intéressé? Est ce qu’il y a des choses qu’il aime bien chez les autres? Car ainsi, même s’il se sent différent au départ, il pourra aussi trouver des points communs. Et ça pourra le rassurer. Surtout si l’on montre à nos enfants que la plupart du temps, chacun est vraiment gentil, et cherche à s’amuser.

Ne pas hésiter à faire des invitations à la maison pour renforcer et créer des liens.

Le soir, faire noter à notre enfant tous les petits moments où il a eu des interactions positives ou agréables avec les autres, même si elles semblent minimes, pour bien les mettre en valeur, et l’aider à voir que le contact avec l’autre , commence souvent à travers des choses simples. Dés que les autres enfants se rendront compte, que les nôtres les regardent sans jugement, sans critique, cela facilitera le lien. Tout cela lui permettra de voir qu’il a vraiment une place, sa place.

Et puis, à l’école, ne pas oublier d’avoir recours aux enseignants, mais ça, c’est … pour bientôt!

 

Apprivoiser l’amitié

Astuces aux enseignants

 

L’entente entre les élèves au sein de la classe, et même de l’école peut être un vrai sujet. Avec la pression que les enfants ressentent, la pression de la réussite, l’enjeu des notes, le stress généré par les apprentissages, sans compter, grandir, construire son identité, être tributaire de son milieu familial, bref se retrouver toute une journée en classe, peut représenter un vrai challenge, et peser sur les relations entre les enfants. Autant notre regard de psychologue sur notre métier, et la nature des difficultés de nos patients, a du changer au cours de ces dernières décennies, autant le regard de l’école sur l’enfant, l’ado, est amené aussi à s’ajuster. Créer du lien, faciliter la relation, apaiser les tensions, favoriser le bien-être à l’école parait être devenu une composante incontournable de la disposition aux apprentissages. Autrement appelé « instaurer un climat scolaire favorable ».

Adopter un autre regard, mieux comprendre la situation de vulnérabilité des enfants, leur envie d’apprendre, de comprendre, en fonction de leur propre spécificité, peut aider à souhaiter favoriser ce climat d’amitié à l’école. Un climat d’ouverture d’esprit, de tolérance, de solidarité.

Commencer l’année par exemple, ou chaque retour de vacances, par « deux minutes d’écoute active » : les élèves se mettent par binôme. La consigne : écouter son camarade pendant deux minutes, sans l’interrompre, sans faire de commentaire, sans le juger. Et puis, changer de rôle. Ensuite celui qui a écouté restitue à la classe ce dont il se souvient que son interlocuteur lui a raconté. Il peut également y avoir des thèmes : ce que j’aime, le dernier livre que j’ai lu, film que j’ai vu… Pour favoriser le climat scolaire instaurer des rituels comme 3 minutes de méditation en début de chaque demi journée, permet aux enfants de se reconnecter à eux-mêmes et de développer leur bienveillance. 5 minutes de lecture tous ensemble, enseignant compris. Mais il y’a aussi des possibilités comme permettre aux enfants porteurs de troubles Dys (Dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dysorthographie, dyscalculie…) par exemple, de trouble de l’attention (TDA/H), de difficultés d’apprentissage, d’expliquer à la classe en quoi cela consiste : comprendre pourquoi certains ont besoin de plus de temps, d’aménagements, alors qu’ils sont tout aussi intelligents que les autres élèves. Permettre aux enfants de parler de leurs origines quand elles sont différentes. Apprivoiser l’amitié, apprivoiser le lien, apprivoiser la peur de la différence, du jugement, de la compétition, qui alimente la rivalité. Faire que l’école soit le terrain d’une diversité explicite et non d’une diversité de principe où tous les enfants devraient s’accepter les uns les autres « parce que c’est comme ça ». Apprendre, permettre que l’école soit un vaste terrain d’apprentissage, culturel dans tous les sens du terme : de la culture intellectuelle, à la culture humaine. Prendre un enfant par la main et lui montrer le chemin… cela nous rappelle peut être quelque chose?

 
 
 

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