apprivoiser L'INSOUCIANCE

Apprivoiser « l’insouciance »,

Mon astuce aux enfants,

 

 

Être insouciant, ou encore « sans soucis ». Autrement dit, être heureux. Cela devrait pouvoir être notre état « normal »! Eh oui, ça ne devrait être ni une récompense, ni quelque chose que tu as mérité. L’insouciance est un droit car elle contribue à ton sentiment de liberté! De quoi? De liberté! Ah voilà encore un mot qui fait tourner la tête, car il ne s’agit pas d’être libre de faire ce que tu veux, mais de te sentir libre à l’intérieur de toi! Être insouciant c’est ce qui rend libre des pensées qui t’oppressent, te pèsent sur le moral. Être insouciant c’est : ne pas se sentir coupable de ce qui se passe autour toi, dans ta famille, auprès de tes amis, et ni même à l’intérieur de toi. Être insouciant c’est comprendre qu’il est normal d’avoir des moments où on ne se sent pas bien, et d’autres moments où on rit, on profite de la vie. On ne peut pas tout le temps se sentir bien, ça n’est pas possible! Nous devons apprendre, quand les moments pénibles de la vie arrivent, à nous souvenir que les émotions douloureuses, désagréables passent, ne durent pas. Comment est ce possible? En étant attentif à ne pas trop ruminer, c’est à dire ne pas ressasser sans cesse, penser encore et encore à ce qui énerve, déçoit. Nous croyons qu’en réfléchissant à nos problèmes, nous allons pouvoir les résoudre, et en fait… Non! Ce qui nous aide c’est à comprendre que tout ne se passe pas toujours comme nous le souhaitons, et l’accepter. Pas facile à faire, mais tellement plus agréable à vivre : car c’est la question : qu’est ce que tu préfères vivre, et comment?

Je te propose d’essayer pendant une semaine : à chaque déception, tu te dis « OK, j’accepte vraiment, c’est hyper désagréable, mais j’accepte que cette situation soit ainsi, vraiment, je l’accepte avec confiance, parce que je sais que j’ai plein d’autres bons moments dans ma vie qui me font plaisir ». Puis le soir, avant de dormir, note dans un cahier trois moments agréables de ta journée, et à côté, écris « Merci, je suis heureux d’avoir vécu ce moment aujourd’hui, je me sens reconnaissant ». Prends vraiment le temps de sentir ce que ça te fait à l’intérieur de toi. Fais toi ce cadeau : prends vraiment le temps de constater à quel point ta vie te permet de connaitre des moments heureux, à quel point cela te donne de la valeur, te rend fier de toi. Apprivoiser ton insouciance, c’est prendre soin de toi, comme on prend soin d’un trésor. Ce qui est magique, c’est que cela influence toute la chimie de ton cerveau, ça l’apaise, ça détend ton corps.  Tu vas peu à peu te rassurer, tous ces bons moments sont là pour te dire que tu n’as pas besoin d’être quelqu’un d’autre pour être insouciant, juste ouvrir les yeux pour découvrir que tu es déjà formidable, tel que tu es, et t’en émerveiller.

 

Apprivoiser l’insouciance

Mon astuce aux parents

 

L’enfance ne devrait-elle pas être le temps de l’insouciance, de l’innocence, du « no-stress »? Et pourtant, les consultations psychologiques pour les enfants et les adolescents augmentent, 80% étant motivées par une souffrance qui se manifeste à l’école. Difficultés d’apprentissage d’ordre cognitif, perte d’estime de soi, difficultés relationnelles, harcèlement… Les difficultés rencontrées au sein de la famille, s’expriment également par une perte d’intérêt pour les apprentissages, une impossibilité de se rendre psychiquement disponible au fait d’apprendre, qui requiert … de la sécurité interne, de l’insouciance.

Plusieurs symptômes somatiques peuvent éveiller notre attention : maux de ventre, difficultés d’endormissement, maux de tête, douleurs au dos… et puis des symptômes plus « psychologiques », tels que la tristesse récurrente, du retrait, de l’agressivité, des colères fréquentes, des changements d’humeur… Il est important de nous souvenir qu’il peut être difficile voire impossible à un enfant de dire qu’il est anxieux, préoccupé. En tant qu’adulte il nous parait évident, de pouvoir mettre des mots sur ce que nous ressentons, enfin presque évident! Mais ce n’est pas le cas pour un enfant. Le questionner peut être vécu comme intrusif, culpabilisant, honteux par celui-ci. Quand bien même notre démarche pour le comprendre est tout à fait bienveillante!

La première des choses à faire est « un retour sur soi » en tant que parents : qu’est ce que je ressens quand je vois mon enfant se replier sur lui, ou bien être en colère,

Oui, il est vraiment important de nous pencher tout d’abord sur ce que cela provoque en nous,  pour en prendre conscience, et ensuite pouvoir en faire part à notre conjoint, et enfin pouvoir le partager, si nécessaire avec notre enfant. Car nous avons naturellement inconsciemment tendance à demander à notre enfant d’aller bien afin de se sentir apaisé soi-même!

Ensuite, si notre enfant est en difficulté à l’école, tentons, autant que possible de prendre du recul! La pression de la réussite scolaire est aujourd’hui tellement forte qu’elle en devient démesurée. Comme si l’épanouissement futur de nos enfants allait dépendre de leurs résultats. Or, les activités annexes, particulièrement celles qui ne sollicitent pas forcément la réflexion intellectuelle, et les activités qui n’ont pas d’objectifs d’évaluation, mais plutôt d’expression, de développement personnel, sont des sources d’insouciance indispensable à la construction de la confiance en soi. Insouciance et confiance en soi vont de paire. De plus, tout ce qui va nourrir la détente interne, le sentiment de sécurité, va naturellement contribuer à l’intégration des apprentissages. Vivement une école qui mette sur un pied d’égalité, sport, musique, arts plastiques, culture et maths, français, physiques, techno, histoire géo!

 

 

Apprivoiser L’insouciance,

Mon astuce aux enseignants,

 

Insouciance peut elle rimer avec « Ecole »? pourquoi pas? Même si ça ne s’entend pas!

Insouciance peut elle rimer avec performance? Compétences? Résilience?… Chacun sa chance?

Insouciance rime sans aucun doute avec Vacances! Et pourtant, les élèves arrivent au bout de leur année scolaire, avec plus ou moins de bleus à l’âme, de cicatrices, d’égratignures de toutes sortes. Des notes qui font mal, des annotations qui déçoivent, ou au contraire, des encouragements, des heureuses surprises. Des histoires plein la tête, le coeur, l’esprit. L’insouciance se profile à l’horizon, encore quelques jours qui n’ont pas la même valeur pour tout un chacun : pour certains c’est déjà fini, pour d’autres le Brevet arrive, la bac a égrainé ses sujets, l’école Primaire compte les jours qui restent…

Mais l’insouciance pointe quand même le bout de son nez : enfin, ne plus avoir à penser à rien (sauf pour Parcours Sup)! Tout oublier. Finis le stress, les tensions, les angoisses, pour quelques semaines. Mais pourquoi est ce si pénible? Pourquoi tant d’enjeux autour de la question scolaire? Pourquoi? pourquoi apprendre, comprendre, découvrir, doit il être si périlleux?

Mais peu importe, c’est le moment de faire un pas de côté, pour tout le monde. Elèves et profs peuvent se rejoindre… un peu plus, ils peuvent se rapprocher, détendre le cadre, sortir chacun de sa place assignée. Enfin s’autoriser. S’autoriser un peu d’insouciance. Le programme est derrière, les notes sont écrites, les bulletins envoyés, les passages décidés. C’est fini. La lutte, si cela en a été une, peut trouver du repos. C’est le temps de se rencontrer, de s’apprécier autrement. La peur n’est plus au rendez vous. L’insouciance s’assoit sur les bancs des classes, déjà elle efface les traces du tableau, même numérique. Cela peut sembler si simple tout à coup.

Et pourtant, nous le savons bien tout au fond de nous, l’insouciance, n’est pas l’indifférence, la nonchalance, le désintérêt, Insouciance rime définitivement avec Confiance.

Cet ingrédient plus précieux que toute forme intelligence, cet ingrédient qui ne trompe pas, ne ment pas. Cet ingrédient qui inspire, guide, garde notre intuition en éveil. La qualité d’apprentissage de chaque enfant, la « réussite scolaire », dépend tellement aussi de la qualité de son environnement. Les études en neurosciences nous le disent, nous le répètent, encore et encore. Ni un luxe, ni un privilège, mais un pré-requis, et dans le fond nous le savons bien. Nous, tout adultes que nous sommes, nous avons avons notre propre soif d’insouciance, avec les enfants, avec nos enfants, y compris dans le milieu scolaire. Et peut être que cela nous demande, de ne pas savoir à notre tour, comment ça marche, ce lien qui encadre et qui en même temps permet la sécurité, la profonde sécurité de ne pas être remis en question, d’être patient, le temps que le sens émerge, et devienne solide. Et c’est ça la beauté des vacances et de son lot d’insouciance, elles donnent du temps, pour intégrer, enfin. Du temps pour ne plus penser et laisser notre intellect au repos, devenir plus intelligent en rêvant, sans aucun but à atteindre, le temps d’un instant.

 
 
 

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