apprivoiser LE DOUTE

Apprivoiser le doute

Mon astuce aux enfants et aux ados

 

Le doute, c’est autre chose que le stress ou la peur. La peur ou le stress est une émotion qui se manifeste lorsque tu dois passer à l’action, face à une situation que tu estimes difficile ou dangereuse. Il est important de te souvenir que ton niveau d’attention augmente, et c’est nécessaire pour prendre la bonne décision. Réguler ton stress, c’est tout d’bord reconnaître qu’il est là et que c’est normal, et revenir sur le mouvement de ta respiration pour canaliser tes pensées et tes … doutes! Le doute est une bonne chose car il permet de développer on sens critique, son « discernement » : cela veut dire que tu n’es pas obligé de croire tout ce qu’on te dit! Particulièrement ce que tu vois sur les réseaux sociaux, sur les vidéos. Cela te demande d’apprendre à écouter ce que tu ressens : lorsque tu es mal à l’aise, gêné, c’est peut être bien que tu as un doute, que ce que tu entends ou lis ne te semble pas juste ni correct. Le doute est donc très précieux pour réfléchir, se poser des questions, remettre en question ce que l’on te dit.

Et pourtant, ce doute peut aussi être un peu « trompeur ». Surtout lorsqu’il vient te critiquer intérieurement, t’amène à perdre confiance à toi. Là, cela te demande un peu de vigilance! Attention! Quand tu éprouves un grand stress, il peut arriver que tu « perdes les pédales » : toute ton énergie part dans ta tête, et tes pensées se peuvent se mettre à tournoyer comme un vrai feu d’artifice. Du coup le doute t’envahit : face à un examen par exemple, alors que spontanément tu allais écrire une réponse dont tu es sûr, il vient te barrer la route, un peu comme quelqu’un qui voudrait te faire la moral! « Tu es sur de toi? Qu’est ce que tu en sais après tout? Ca n’est peut être pas ça!… ». Dans ces moments là, rappelle toi, c’est STOP! Tes pensées sont passées en mode « pilote automatique », tu ne contrôles plus rien, le stress a activé le doute et tu te sens perdu : à toi de reprendre les choses en main, oui à toi. Il s’agit de débrancher le pilote automatique et de repasser sur le siège du conducteur : c’est toi qui décide, et la manoeuvre doit se faire de façon stratégique et progressive. D’abord retrouver le mouvement de ta respiration dans ton corps. Ensuite y reporter absolument toute ton attention jusqu’à oublier tout autour de toi. Enfin, poser ton attention sur ce que tu as à faire, et uniquement ça : cela s’appelle être en attention sélective. Là tu pourras activer tes sens pour capter les informations importantes : regarder, noter, organiser les informations. Alors, ne te trompe pas de doute : lorsqu’il est contre toi et t’affaiblit, ça n’est pas constructif, ça n’est pas le moment de l’écouter, au contraire. C’est le moment de reprendre tes esprits, et de réorganiser tes idées. Et souviens toi, ça n’est pas le signe d’un échec, c’est juste le résultat d’un trop plein de stress momentané! A toi de reprendre la situation en main.

 

Apprivoiser le doute

Mon astuce aux parents

 

Pourquoi parler du doute? Parce nous nous habituons rapidement aux mots, et finalement ils perdent leur sens, on ne sait plus vraiment à quoi ils font référence. Surtout lorsqu’il s’agit de « concepts abstraits », et encore plus lorsqu’ils sont destinés à décrire un état interne. Ainsi, nous entendons parler de « manque de confiance en soi », de « stress ». Ces mots qui peuvent nous renvoyer un sentiment d’échec, d’incapacité, de manque, voire de honte, comme s’il s’agissait d’un « défaut fatal ». Mais nous sommes surtout humains, tellement humains, avec tout ce qui nous anime de forces, d’élan, d’envie, d’enthousiasme, et tout ce qui nous freine, nous entrave, nous enferme. Alors parler du doute, c’est ré-aborder ces entraves avec un autre regard. Comme toujours, rien n’est ni blanc, ni noir. Le doute nous permet la remise en question, l’ouverture, le questionnement. Il nous invite à voir plus loin, à pousser la porte de nos certitudes pour chercher, activer notre curiosité, pour apprendre. Il est ce Jimini Cricket qui nous tape sur l’épaule pour attirer notre attention, nous interroger : dans ce sens, le doute est ce levier précieux de mise en tension interne, nous proposant de sortir de notre zone de confort. Mais bien entendu il y a aussi le doute qui nous perd, et celui-là, il est important de le déloger. Si on le regarde d’un peu plus près, il arrive souvent juste après une certitude, une certitude interne, une certitude presque « intuitive »! Ce doute n’est pas celui qui nous invite à construire, à élaborer une autre vision. C’est celui qui nous décrédibilise, celui qui stoppe la fulgurance en plein élan! Le résultat du stress qui brouille les pistes et nous fait croire que nous sommes incapables. A nous de le décrédibiliser, de le démasquer, de le mettre en lumière afin que son ombre démesurée soit réduit comme peau de chagrin : surtout ne pas lutter, cela lui donnerait de l’importance. Le regarder droit dans les yeux, pour ne pas tomber dans son piège culpabilisant et oser dire « Je sais ». Encore et toujours : REVENIR à notre RESPIRATION, notre ancre, celle qui nous ramène immédiatement dans notre corps, dans notre axe et clarifie nos pensées. Le mauvais doute nous dissocie de nous-mêmes. A nous de ramener avec force et conviction notre attention sur notre souffle, jusque dans nos pieds afin justement comme le dit l’expression « de reprendre pied ». Ainsi, le fait d’aider nos enfants à entrainer leur qualité de présence à leur corps, par la méditation, la respiration, le yoga, la relaxation…, les aide à discerner entre ce qui les entrave, et ce qu’ils veulent vraiment pour eux-mêmes : essayer, faire un pas de plus, passer à l’action, non pour forcément réussir mais bien plutôt pour avancer, se découvrir, apprendre et être fier de soi.

 

 

Apprivoiser le doute

Mon astuce aux enseignants

 

Face au tumulte du monde contemporain, il va être du ressort de l’école d’éveiller, ou de contribuer à éveiller, le discernement des élèves. Dans ce sens, leur apprendre à légitimer le doute est une piste précieuse : mais un doute raisonné, un doute maitrisé source de plaisir à penser, à débattre!

Ainsi, les ateliers philo qui sont proposés à l’école, dès le plus jeune âge, ne peuvent être que source de consolidation interne, de socialisation, d’expérimentation de la pluralité des points de vue, d’esprit d’ouverture. Ce doute là, celui qui alimente le monde des idées ne peut être que source de richesse. Cependant, nombreux sont les élèves, qui sont contaminés par un autre type de doute : celui qui les attaque sur le plan interne, les détourne de leur intuition, leur créativité, leur spontanéité. L’école a le pouvoir, oui le pouvoir d’aider ces enfants ces ados, à prendre confiance en eux. Car, qu’est ce qui est le plus important? Réussir, savoir, répondre « juste » , avoir de « bonnes notes »? Ou essayer? Se risquer? oser se tromper?

La force d’un enfant, d’un ado n’est elle pas dans la possibilité de lui apprendre à se confronter à ce qui lui fait peur, le déstabilise dans ses apprentissages, quitte à ne pas atteindre pleinement l’objectif attendu? oui, l’objectif attendu! Et si l’objectif était plutôt d’apprendre à se lancer, à dépasser le doute, à s’aventurer à élaborer sa pensée, son raisonnement, comme on se lancerait à jouer d’un instrument de musique pour écouter le son que l’on pourrait parvenir à créer? Tout ce que l’école peut faire pour dissiper le doute qui ronge les élèves dans leur confiance en eux sera d’un gain inestimable, et durable! Face à une consigne, s’assurer de vérifier ce que l’élève à compris, de même que face à une notion nouvelle! L’aider à reformuler avec ses propres mots, l’aider à construire son raisonnement, le rassurer sur sa faculté à penser par lui-même. Lui apprendre à aimer penser, s’aventurer dans ses idées, et les formuler.

Il n’y a pas de jugement à avoir sur le monde interne des élèves, et lorsqu’on les interroge, lorsqu’ils ont la possibilité de devenir acteur de leurs apprentissages, de déduire par eux-mêmes le chemin à prendre pour comprendre, apprendre, alors ils acquiert de la force et deviennent également actifs face à ce qui pourrait les faire douter d’eux-mêmes. Quelles riches perspectives attendent le monde des apprentissages, lorsque le plaisir d’apprendre prend le pas sur la honte, la peur et le doute de soi.

 
 
 

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