Vacances riment avec Présence! L'AUTONOMIE ÇA S'APPREND

Vacances riment avec Présence, l’autonomie ça s’apprend

Mon astuce aux enfants,

 

Nous continuons avec le projet de profiter des vacances, loin des contraintes de l’école, pour s’entrainer à être heureux, en étant attentif à ce que tu fais, pour en profiter le plus possible. Car, répétons-le, être attentif sur le moment, à ce que tu fais, décuples le plaisir que tu as, et les émotions que tu ressens, elles te permettent de mieux mémoriser les évènements et la façon dont ils se sont passés. Les émotions agréables nous aident à mémoriser, c’est vrai quand on est en vacances, et c’est vrai quand on apprend à l’école! Alors entrainons nous, si tu es d’accord.

Être autonome? As tu remarqué, c’est quelque chose auquel les parents tiennent beaucoup dans le développement de leur enfant, le tien donc? Parfois même, cela peut être ressenti un peu comme une pression : « Si je n’arrive pas à faire quelque chose tout seul, alors ça veut peut être dire que je suis bête… nul ». En fait, les parents ont parfois des idées sur l’éducation : être autonome « c’est bien ». Bien, oui mais dans le fond pourquoi? Et surtout comment fait-on pour développer son autonomie. Tout d’abord, précisons quelque chose : être autonome, ne signifie pas, mais alors pas du tout, savoir faire tout seul! Non, cela signifie : « je sais ce que je peux faire seul, je sais quand j’ai besoin d’aide, non pour qu’on fasse à ma place mais pour apprendre, et donc je sais demander de l’aide ». Bref, l’autonomie, c’est comme tout, ça s’apprend. Et il n’y a que toi pour savoir où tu en es dans ton autonomie, et dans quels domaines de ta vie. D’ailleurs, félicitations pour tout ce que tu fais déjà et que tu maitrises : tu as vu, maitriser une activité, quelle plaisir!

Alors, est ce qu’il y a quelque chose sur lequel tu aimerais progresser A TON RYTHME? Nager, faire de la randonnée, aller au magasin faire des courses, te faire des amis… Bon la liste est infinie, et il n’y a pas, pas du tout, de petits ou grands objectifs, juste des sujets sur lesquels tu as envie de progresser. Mon astuce : choisis une chose, pour laquelle tu souhaites progresser. Ferme les yeux, imagine cette activité. Ensuite imagine toutes les étapes pour la réaliser. Prends ton temps, si tu peux : écris chaque étape. En face de chacune de ces étapes, mets un petit signe pour identifier quand c’est le moment difficile pour toi : un - quand c’est facile (moins d’attention), un + quand ça devient un peu dur, et ajoute des +++ quand ça devient de plus en plus difficile (+ d’attention). Cela va te permettre de te rendre compte qu’il y a déjà des étapes que tu sais faire : il faudra t’en féliciter!

Quand tu arrives aux étapes difficiles, note l’émotion à côté ou dessine un smiley : peur, colère, énervement, panique…et note la, sans te juger. Ferme à nouveau les yeux, regarde la scène difficile, respire et dis toi « C’est embêtant, mais ça n’est pas grave ». Respire trois à cinq fois tranquillement en te répétant cette phrase. Puis, réfléchis à toutes les autres manières de faire possible pour réaliser cette étape difficile. Enfin, choisis celle qui te permettra de faire le PPPP : le Plus Petit Pas Possible en direction de ton objectif. Surtout n’oublie pas de demander le soutien de tes parents, grands parents, frères soeurs ou amis, ils auront sûrement aussi des conseils, ou un avis. Et n’oublie surtout pas ensuite de te féliciter, d’ores et déjà tu mérites un BRAVO!

 

Vacances riment avec Présence! L’autonomie ça s’apprend,

Mon astuce aux parents

 

Parfois nous aimerions que nos enfants « progressent » dans leur autonomie. Nous les trouvons timides, avec trop peu de confiance en eux, dépendants de leur environnement. Ou encore paresseux, nonchalants, irresponsables… peut être plus à l’adolescence. Le développement de l’autonomie est progressif. Il dépend de l’âge de l’enfant pour ses capacités à penser par lui-même, et de son sentiment de sécurité interne (confiance). Pour le développement de l’autonomie, le bénéfice doit être plus important que « la perte ». Ce qui veut dire que si je renonce, consciemment ou non, à l’aide, l’accompagnement de quelqu’un, je dois gagner en fierté interne, en territoire d’exploration (je vais à l’école tout seul, je peux sortir avec les copains…). Le bénéfice doit être corrélé à une émotion positive.

Parfois, ces prises d’autonomie sont forcées : changement d’école, déménagement, séparation des parents. Elles peuvent donc être anxiogènes car elles font sortir l’enfant de sa zone de confort, un peu comme un tout petit enfant qui perdrait de vue ses parents, et se mettrait à pleurer car cela activerait son « système d’alarme ». Il est donc très important de respecter ces limites pour les intégrer progressivement et ne pas les envisager comme un échec. Au contraire : elles indiquent le point de départ de la progression à envisager. Ce qu’il va être important de définir avec l’enfant c’est « la marge » de progression possible.

Les vacances peuvent être le moment idéal pour se donner tout le temps nécessaire à faire « un seul pas de plus », ne serait-ce qu’un.

Qu’aimerions-nous pour notre enfant, qu’est ce qu’il lui serait utile pour son indépendance, sa fierté personnelle, sa confiance en lui? Qu’est ce qui nous rendrait fier de lui, aussi minime la progression soit-elle? Il est important de voir avec son enfant ce dont il a besoin. Souvent, cela est exprimé de la façon suivante « Je n’aime pas faire ça », ou bien « Je n’ai pas envie ». Comme lorsqu’un enfant dit « Je n’aime pas l’école, je n’ai pas envie d’aller à l’école ». Il ne s’agit pas de l’école en tant que telle, mais une façon d’exprimer sa peur des notes, du jugement, du regard des autres. Il nous faut donc un peu décoder!

Peut être qu’avant toute prise d’autonomie, notre enfant a besoin d’entendre régulièrement des commentaires positifs à son égard, du coup nous faisons d’un épierre deux coups : nommer son intelligence et consolider sa sécurité interne : «  tu m’as aidé, je te trouve serviable », «  Tu as fait un dessin plein de couleurs, je te trouve créatif », « Tu as trouvé telle solution, je te trouve astucieux, imaginatif »… Déjà, le simple fait de lui témoigner notre regard sur ses nombreuses ressources, suffit à lui insuffler l’énergie de l’autonomie!

Ensuite, partager avec lui notre sentiment : quand je vois qu’il est difficile de t’endormir tout seul, je me dis que nous serions peut être tous fiers de réfléchir à comment découvrir ce qui t’apaise et voir comment cela t’aide. Si nous mettions toutes nos idées en commun! Cela demande une confiance inconditionnelle dans les ressources de notre enfant, et son besoin inné de grandir qui ne peut se faire qu’en trouvant l’équilibre entre la nécessité de garder le contrôle et une ouverture à la nouveauté. Chaque millimètre de gagner, doit être précieusement considéré, car n’oublions pas, nous avons naturellement tendance à voir le verre à moitié vide!

 
 

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