apprivoiser LES EMOTIONS

La psychologie expliquée aux enfants

« Aller voir un psychologue », Mon explication aux enfants

 

Quand tes parents prennent rdv chez un psychologue pour eux, quelqu’un de ta famille ou pour toi, c’est parce qu’ils sont préoccupés par une situation relationnelle, avec eux-mêmes (entre soi et soi), ou avec d’autres. Soit qu’ils ne comprennent pas ce qui se passe, soit qu’ils n’aient pas pu trouver de solution malgré tous les efforts qu’ils ont déjà fait pour améliorer les choses. Pour devenir psychologue, il faut faire 5 ans d’études à l’université, au moins. Au cours de ces études, on peut se spécialiser dans un domaine de la psychologie, un peu comme un professeur qui voudrait plutôt enseigner le français que les maths, enfin à peu près… Quand tes parents prennent rdv chez un psychologue, il s’agit de quelqu’un qui s’est spécialisé dans la compréhension du « fonctionnement humain » : le fonctionnement de la pensée, comme le fonctionnement des émotions et donc du comportement. Aller voir un psychologue dans ce cas, c’est comme aller voir un « décodeur », ou un « demêleur ». Oui, ça n’existe pas vraiment un demêleur, mais tu peux imaginer : une pelote toute emmêlée c’est plus difficile à utiliser qu’une pelote qui est bien enroulée sur elle-même, il t’est peut être déjà arrivé de démêler des fils ou de trier des affaires mélangées? Quand on met de l’ordre dans ses affaires, on y voit quand même plus clair, ça facilite la vie.

Donc aller voir un psychologue, c’est aller parler de ses soucis à un professionnel, qui pourra écouter très attentivement sans juger, et qui va réfléchir avec toi pour comprendre en quoi cette situation te fait souffrir, t’inquiète et ce dont tu as besoin pour aller mieux. Il va t’aider à y voir plus clair, il va donner du sens à ce qui se passe. Ca c’est très important, parce que, en général, quand quelque chose ne va pas bien dans nos vies, on s’en veut beaucoup, ou on en veut à d’autres. On peut aussi se sentir coupable, perdu, et c’est tout à fait normal. Quand on nait, personne ne nous dit comment ça marche la vie, et il y a souvent des différences entre ce qu’on voudrait et la façon dont les choses se passent. En fait, la vie est un long apprentissage, et parfois on peut aller voir un psychologue pour qu’il nous aide à apprendre comment s’occuper de ce qui nous tracasse, ou de ce qui nous fait mal. Donc la troisième chose que fait un psychologue après avoir écouté, puis donné du sens à ce qu’il se passe, c’est t’aider, ou aider tes parents à trouver ou utiliser des solutions pour améliorer la situation. Ces solutions sont de deux ordres : soit elles vont changer la situation, soit elles vont te permettre d’aborder la situation différemment. Par exemple, si tu te disputes souvent avec tes parents ou tes frères et soeurs et que cela te rend triste, t’énerve, on peut chercher des solutions pour que la situation change. Si tu trouves que tu manques de confiance en toi, on peut chercher des solutions pour avoir une meilleure estime de toi, et tu ne verras plus les choses de la même façon. Il y a souvent des situations qu’on ne peut pas changer, mais il y a toujours une façon de voir la situation autrement, c’est ça qui est intéressant et rassurant. Un psychologue, c’est quelqu’un qui va te permettre de découvrir que tu as plein de ressources en toi, beaucoup de qualités que tu ne soupçonnes peut être pas et qui vont te permettre d’affronter tes difficultés. Il va t’aider à les trouver, un peu comme un trésor enfoui ou recouvert par toutes sortes de soucis, de peurs, d’émotions désagréables. En fait, en y réfléchissant, un psychologue, c’est un peu la femme (ou l’homme) de ménage du coeur et des pensées. Une fois dépoussiérés, tu pourras quand même mieux voir à quel point ça brille à l’intérieur de toi, comme un beau soleil en plein ciel bleu, rien de tel pour reprendre courage et avoir à nouveau envie d’avancer!

 

La psychologie expliquée aux adultes

« Aller voir un psychologue »

 

La psychologie a beaucoup évolué ces 10, 15 dernière années dans notre pays. Tout d’abord, les recherches en neurosciences cognitives, la neuropsychologie, nous ont permis de mieux comprendre les fonctions du cerveau impliquées dans les apprentissages, telles que la mémoire, l’attention, le langage…, Mais très récemment les chercheurs en neuro-sciences affectives, surtout implantées aux USA, ont mené des études sur le développement des émotions, leur décodage, ainsi que les aptitudes mobilisées dans les relations sociales. Ils nous éclairent aujourd’hui, de façon scientifique, sur ce qui favorise la régulation émotionnelle, apaise le stress, consolide « la confiance en soi »… Les approches thérapeutiques telles que les Thérapies cognitives et comportementales, la psychologie positive, « les thérapies cognitives de troisième vague », comme on les appelle, ont fait l’objet d’évaluation et permettent ainsi que le métier de psychologue/psychothérapeute sorte de son halo mystérieux, d’une forme de pratique taboue, pour devenir une profession qui peut expliciter clairement son approche et surtout s’adapter aux besoins des patients quels qu’ils soient. Car toutes les consultations auprès des professionnels de la psychologie ne sont pas motivées par les mêmes objectifs : d’un éclairage en tant que parents sur une difficulté avec son enfant, à un besoin de compréhension d’une problématique personnelle, jusqu’à une demande de psychothérapie sur un plus long terme pour se donner le temps d’explorer son propre mode de fonctionnement, ou encore afin d’être aidé car une souffrance plus profonde requiert alors un accompagnement thérapeutique absolument nécessaire. Les demandes sont plurielles, les individualités sont diverses, les chemins sont tellement personnels. Prendre contact avec un psychologue doit être une démarche légitime, quelle que soit la question sous-jacente. Il n’y a pas de petite ou de grande souffrance, il  a des questionnements, des doutes, des errances parfois. Il n’y a pas d’un côté «être fort », et de l’autre « être faible », de « je dois m’en sortir tout seul » ou de « Je suis bon à rien », terreau de la culpabilité, du jugement sur soi et finalement du désarroi et de la solitude. Aujourd’hui nous faisons face à des problématiques nouvelles, car notre mode de vie a drastiquement changé, et il est tellement « normal » d’être déboussolé. Tout va tellement vite, nous pouvons nous sentir bombardés d’informations, de pressions de toutes sortes, et il serait violent vis à vis de soi-même de s’infliger la croyance que tout ça est supportable, à n’importe quel prix.

La psychologie aujourd’hui propose un autre regard, elle prend le contre-pied de la performance pour inviter à la bienveillance. Ah cette bienveillance, on en a tant parlé, qu’on ne sait plus trop ce que cela veut dire. Cela veut dire « prendre les choses en main de façon constructive »! Cela veut dire, apprendre un nouveau langage. Celui de la compréhension éclairée de son propre mode de fonctionnement. Apprendre à comprendre, afin de pouvoir mieux connaitre sa marge de manœuvre, et ainsi mieux choisir comment orienter son action. Etonnamment, cette psychologie-là requiert un véritable engagement vis à vis de soi-même, car elle peut sembler vraiment contre-intuitive! Comment! Apprendre à tourner mon regard vers ce qui est bon en moi? Eh oui! Car il faut prendre des forces pour affronter ce qui est douloureux, prendre des forces pour renoncer aux entraves, pour croire, et prendre conscience que trouver sa place, demande d’advenir à qui l’on est, sa propre subjectivité. Et quel apaisement de petit à petit cesser de lutter, pour accepter et comprendre que notre souffrance est le reflet de nos besoins, et non de nos échecs. Qu’aller voir un psychologue, c’est aller rencontrer un traducteur, qui fait changer de paradigme : la souffrance devient notre porte parole, et non notre bourreau, elle nous appelle à nous écouter profondément, pour enfin laisser émerger ce qui compte vraiment pour soi. Pour soi, non de façon égoïste,  mais pour ainsi devenir disponible au partage, à la relation, à l’autre, car l’enjeu d’exister n’a alors plus besoin d’être le point central de notre attention.

 

La psychologie expliquée aux parents,

« Aller voir un psychologue »

 

Si l’on en croit ce que nous dit le dynamique conférencier et auteur canadien Carol Allain (« Le choc des générations », « Génération Z »…), élever un enfant aujourd’hui équivaut à en élever 3 dans les années 50! Un enfant demande beaucoup d’attention, d’investissement. Les parents de nos jours se préoccupent activement et de façon engagée de l’éducation de leurs enfants. Des ouvrages passionnants, pratiques, concrets, fleurissent sur la question, et pourtant… et pourtant, il se peut tout à fait qu’ils aient besoin d’éclairage, de soutien, de clefs, d’informations même, pour mieux comprendre et mieux se positionner dans la relation à leurs enfants. Si d’un côté, quelles que soit les générations, les époques, rien n’a changé à en lire d’autres auteurs moins contemporains, comme Shakespeare, Socrate qui décrivent de façon édifiante le comportement de nos adolescents actuels quelques siècles auparavant, l’environment quant à lui n’est plus le même, et ça, ça change tout. Les valeurs sont les mêmes, respect, travail, solidarité… mais le référentiel a changé. Particulièrement avec l’avènement des fameux « écrans », que ce soit la télé il y a 50 ans, comme les outils numériques actuellement : toutes sortes d’informations circulent, passionnantes et indispensables pour certaines, fausses, violentes ou banalisantes pour d’autres. La dématérialisation de nombreux services, nous amène à effectuer toutes sortes d’activités à distance, à n’importe quel moment, ou presque : le temps dans ce sens s’est accéléré. Nous nous déplaçons plus vite, aller à l’autre bout de la planète devient évident alors qu’il n’y a pas si longtemps c’était un vrai périple. Et bien sûr tout cela est positif aussi. Par contre, cette simili-facilité peut nous isoler aussi. Pourquoi? Parce que cette facilité crée de la distance. De la distance avec le concret, de la distance avec la notion du temps qui se remplit d’informations de plus en plus nombreuses, et que nous n’avons plus le temps de métaboliser. De la distance avec notre intériorité, nos émotions, indispensables pour nous repérer et prendre les décisions qui nous correspondent vraiment. Alors, il n’est pas surprenant qu’en tant que parents, on puisse éprouver le besoin d’un lieu, d’une personne qui peut ouvrir un espace-temps différent, dans lequel la pensée, la parole, l’émotion puissent s’exprimer, être recueillies pour prendre sens, forme et se dessiner de façon plus compréhensible et accessible. Pour ralentir le temps et se retrouver, parents- enfants, autour de ce qui rassemble, de ce qui est important, de ce qui préoccupe et dont le sens nous échappe au milieu de l’agitation quasi permanente.

Aller voir un psychologue, en tant que parents, c’est s’autoriser à se faire de la place à soi, trouver ou retrouver de la légitimité dans ce rôle qui est devenu difficile, car nos enfants nous sollicitent beaucoup, et surtout sur le terrain émotionnel : ils veulent du contact, de la proximité, de l’attention, de la sécurité, du vrai, de l’authentique, sinon on dirait que le sens se délite, qu’ils ne savent plus où investir leur énergie et leur attention. C’est prendre soin du lien avec son enfant, et même remettre le lien au coeur de la relation à l’appui d’un tiers bienveillant.

Aller voir un psychologue en tant que parents, c’est s’autoriser à vouloir comprendre pourquoi son enfant a des des difficultés d’apprentissages, quelles que soit la qualité de ses capacités et de son potentiel. C’est chercher des clefs pour relancer sa motivation, consolider son estime de lui-même, réguler son stress.

C’est demander à être étayés pour apaiser son anxiété, faire face à ses émotions débordantes, tout en sentant respectés.

C’est identifier comment trouver des repères, une juste distance dans son usage des « écrans » et des réseaux sociaux.

Aller voir un psychologue avec son enfant, son ado, c’est chercher à lui procurer un espace qu’il peut s’approprier pour avoir un autre regard sur lui-même, plus apaisé, plus rassurant, plus solide, afin qu’il développe ses ressources pour faire face ou même découvrir ce qui est important pour lui.

Cette rencontre avec un psychologue « doit » pouvoir se faire en toute confiance et collaboration, un travail d’équipe, où chacun a sa place, et où le parent doit pouvoir sentir qu’il est restauré ou préservé dans cette place unique qui est la sienne. 

 

 

La psychologie expliquée aux enseignants

« Aller voir un psychologue »

 

Lorsque l’on échange avec des enseignants de Primaire, de collège, et même des éducatrices dans les crèches, ils se demandent comment orienter les parents vers un psychologue, lorsqu’ils sont inquiets ou en questionnement vis à vis d’un enfant. Ils craignent de blesser, de heurter, de culpabiliser les parents, de leur faire violence. Lorsqu’un enfant est en difficulté dans un environnement donné, c’est qu’il a déjà épuisé toutes ses capacités d’adaptation. Car la première chose qu’un enfant tente de faire, c’est de créer un sentiment d’appartenance, c’est fondamental pour lui. La deuxième chose qu’il va s’employer à faire, c’est de créer un sentiment d’importance relative à sa place : je compte, ma présence dans le groupe fait une différence, j’apporte quelque chose à mon environnement. Si l’enfant se sent en échec face à ces deux critères, il va commencer à se sentir très en insécurité et déployer toutes sortes de stratégies, souvent maladroites ou peu adaptées pour attirer l’attention et préserver coute que coute la permanence du lien avec les personnes qui l’entourent. Ou alors il va se mettre en retrait, comme s’il cherchait à économiser son énergie pour durer le plus longtemps possible.

Un enfant en difficulté, est un enfant en souffrance. Un enfant qui ne parvient pas à mobiliser ses ressources. Tous les enfants veulent réussir, tous les enfants aspirent à être aimés et reconnus.

Proposer à des parents de consulter un psychologue, c’est d’abord valoriser cet enfant aux yeux de ses parents. C’est leur témoigner toute l’énergie et le courage déjà engagés par leur enfant pour être à la hauteur de la situation. C’est partager avec eux la nécessité de leur enfant d’être entendu dans ses efforts afin de trouver les moyens de le soutenir pour avancer à son rythme et être respecté, considéré dans ses besoins, voire dans ses différences.

Il est important de manifester aux parents une empathie sans faille, afin qu’ils ne se sentent pas remis en question dans leur rôle de façon arbitraire, mais qu’ils accueillent cette proposition comme la possibilité de mieux comprendre ce qui se passe pour leur enfant et ainsi mieux l’accompagner Leur enfant n’est et ne peut pas être « mauvais », il peut juste être perdu, en décalage, préoccupé. La difficulté d’un enfant n’a pas forcément à voir avec l’éducation des parents, surtout quand il s’agit d’apprentissage. Les troubles des apprentissages doivent être systématiquement investigués, ils ne sont jamais anodins, et toujours douloureux. De même que les difficultés relationnelles. Aujourd’hui nous savons qu’apprendre relève de fonctions cognitives bien définies, et de dispositions internes qui permettent de se rendre disponibles pour apprendre. Si l’une ou l’autre de ces facettes est atteinte, alors le parcours du combattant commence pour l’enfant, risquant de fragiliser son estime de lui-même. Il devient alors indispensable de prendre les devants et de ne pas hésiter à demander conseil, demander un éclairage auprès d’un psychologue spécialisé pour donner rapidement du sens à cet obstacle, et préconiser une orientation de soins ou des aménagements scolaires pour soulager le risque d’épuisement de cet enfant, et de ses parents. Le psychologue sera là aussi pour l’école, les enseignants afin de leur apporter un éclairage et de les rassurer sur le type d’aide à proposer à leur élève afin que leur transmission de connaissances puisse continuer à se faire dans les meilleures conditions, et porter leurs fruits de façon tout aussi satisfaisante, sur le plan des apprentissage comme sur le plan humain.

 
 
 

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